Café
Vitamine B12, grossesse
GABA
LA CRINIÈRE DE LIONDE L’USAGE TRADITIONNEL À LA RECHERCHE SCIENTIFIQUEOn l’appelle crinière de lion, hydne hérisson, Hericium erinaceum ou de son nom anglais lion’s mane. La crinière de lion est utilisée pour ses propriétés médicinales depuis des milliers d’années. La recherche contemporaine s’intéresse tout particulièrement à ses possibles effets bénéfiques sur la cognition.
MÉNOPAUSEET SEXUALITÉAvec le passage de la ménopause, la baisse des hormones sexuelles et en particulier des œstrogènes, des modifications dans le système génito-urinaire risquent de perturber la sexualité. Des extraits de plantes, des probiotiques, de l’acide hyaluronique… peuvent participer à la restauration du bien-être et d’une meilleure qualité de vie.
COQ10 & MITOCHONDRIESLes mitochondries sont les usines qui produisent énergie dont les cellules ont besoin pour fonction...UNE ALLIANCE VITALELa CoQ10, une molécule synthétisée par notre organisme, joue un rôle essentiel dans la production de l’énergie cellulaire par les mitochondriesLes mitochondries sont les usines qui produisent énergie dont les cellules ont besoin pour fonction..., mais pas seulement. On retrouve fréquemment, dans différentes situations comme l’infertilité, le vieillissement, des maladies cardiaques ou neurodégénératives, la fatigue ou la baisse de force musculaire, une baisse des concentrations de CoQ10, associée à une dysfonction des mitochondriesLes mitochondries sont les usines qui produisent énergie dont les cellules ont besoin pour fonction....
DYSFONCTION DE L’ENDOTHÉLIUMAMÉLIORER LA BIODISPONIBILITÉLa biodisponibilité d’un nutriment est la quantité qui peut être effectivement utilisée par l... DE L’OXYDE NITRIQUEL’acide nitrique joue un rôle fondamental dans de nombreux processus physiologiques impliqués dans la santé cardiovasculaire. Renforcer la biodisponibilitéLa biodisponibilité d’un nutriment est la quantité qui peut être effectivement utilisée par l... de l’oxyde nitrique par une supplémentation en extraits végétaux comme la betterave ou les épinards rouges pourrait améliorer la fonction endothéliale et diminuer le risque cardiovasculaire.
Bonne lecture 👏
Brigitte Karleskind, Rédactrice en chef
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La consommation régulière de café influe sur le microbiome intestinal, augmente les polyphénols bénéfiques et leurs métabolites et exerce des effets anti-inflammatoires, suggérant qu’indépendamment de son contenu en caféine, il soutient la santé cognitive, psychologique, immunitaire et métabolique par des voies distinctes et complémentaires.
La consommation régulière et modérée de café est associée à un certain nombre d’effets bénéfiques pour la santé, incluant notamment la réduction du risque de diabète de type 2, de maladies du foie, de maladies cardiovasculaires ou de cancer. Des données montrent également que le café impacte directement le cerveau, façonnant l’activité neurale et cognitive. La consommation régulière de café pourrait affecter le fonctionnement cérébral et la régulation des émotions.
Un impact sur le système gastro-intestinal
Le café augmente l’acidité stomacale et stimule la libération d’hormones qui facilitent la digestion. Il favorise la contractilité de l’iléon et des muscles lisses du côlon, aidant ainsi à prévenir la constipation.
Des données de plus en plus nombreuses suggèrent que des bactéries présentes dans l’intestin réagissent au café et que celui-ci a des effets probiotique-like sur le microbiome intestinal.
Il est possible que l’influence du café sur la cognition passe par une interaction avec le microbiome intestinal. Elle est essentiellement due à la présence de composants similaires à des fibres et à des composants phénoliques comme les acides chlorogéniques.
Quel impact sur l’axe microbiote-intestin-cerveau ?
Des chercheurs ont recruté en Irlande 62 adultes en bonne santé qu’ils ont répartis en buveurs modérés de café ou non buveurs de café. Ils ont ensuite demandé aux buveurs de café de cesser d’en consommer pendant deux semaines. Ils les ont également exposés à des tests standards de stress.
Les résultats suggèrent que les buveurs de café montrent plus d’impulsivité et de réactivité émotionnelle que les non buveurs. Au cours de la période d’abstinence, leur attention s’est améliorée, en même temps que leur impulsivité et leur réactivité émotionnelle diminuaient. La réintroduction du café, décaféiné ou non, a réduit le stress perçu, les symptômes dépressifs et l’impulsivité, alors que seul le café avec caféine réduisait l’anxiété et la détresse psychologique.
Les niveaux du cortisolLe cortisol est secrété pratiquement exclusivement par les glandes surrénales. Il nous maintient ... sont restés similaires dans les deux groupes, ce qui suggère que le café n’altère pas de façon significative la réponse physiologique au stress. Les chercheurs ont cependant noté qu’avec le temps, la consommation habituelle de café pouvait atténuer la réactivité du cortisolLe cortisol est secrété pratiquement exclusivement par les glandes surrénales. Il nous maintient .... Des effets similaires ont été observés, que le café ait été avec ou sans caféine.
La consommation de café était associée à une réduction de l’inflammation. Cet effet s’inversait au cours de l’abstinence et revenait partiellement avec la réintroduction du café, suggérant une action modulatrice du café et surtout de la caféine sur la fonction immunitaire.
Enfin, le café affectait la composition du microbiome, augmentant l’abondance de certaines espèces bactériennes et altérant la diversité microbienne. Ces changements disparaissaient à l’arrêt de sa consommation et réapparaissaient lors de sa réintroduction.
Boscaini S et al., Habitual coffee intake shapes the gut microbiome and modifies host physiology and cognition. Nature Communications 2026; 17: 3439.; 21(4) : e0344538.lled trial. Frontiers in nutrition, 18 October 2022 ; 10.3389/fnut2022.1026343.
Supplémenter des femmes enceintes végétariennes avec de la vitamine B12 aurait des effets bénéfiques sur le développement neurologique de l’enfant.
Des études d’observation rapportent que des déficiences en vitamine B12 au cours de la grossesse ou de la petite enfance sont associées à des retards dans les mesures du neurodéveloppement du nouveau-né incluant les fonctions cognitives, la mémoire, le langage et les capacités motrices.
Le statut en vitamine B12 a tendance à baisser depuis la période de préconception jusqu’à la fin de la grossesse. L’alimentation végétarienne n’apporte généralement que très peu de vitamine B12 aux mamans, à leur lait et donc à leur nourrisson.
Cependant, les données sur les effets bénéfiques d’une supplémentation maternelle en vitamine B12 pour améliorer le neurodéveloppement de l’enfant restent contradictoires, surtout dans les pays à faibles ou moyens revenus où les déficiences sont plus fréquentes.
Quels effets sur le neurodéveloppement de l’enfant ?
Une étude randomisée, contrôlée et en double aveugle a été conduite dans deux maternités en Inde et au Népal. 531 mamans végétariennes et dans leur premier trimestre de grossesse ont été enrôlées dans cette étude. De leur entrée dans l’étude jusqu’à six mois après leur accouchement, elles ont reçu quotidiennement 250 ou 50 µg de méthylcobalamine, la vitamine B12.
Les résultats indiquent un quotient de développement mental de l’enfant plus élevé avec la prise par leur maman de 250 µg de vitamine B12. Les capacités motrices moyennes n’étaient pas significativement différentes entre les deux groupes. Les concentrations en vitamine B12 des mamans ont augmenté du début de la supplémentation jusqu’à la fin du troisième trimestre de grossesse. Cette augmentation était plus importante avec la dose la plus élevée. Les concentrations de vitamine B12 étaient normales chez tous les nouveau-nés.
Nagpal J et al., Maternal supplementation of vitamin B12 in predominantly vegetarian pregnant women improves their vitamin B12 status and the neurodeveloppement of their infants : the MATCOBIND multicentric double-blind randomised control trial. BMJ Paediatrics Open 2026 February; 10e004112.
Chez des personnes présentant un syndrome de l’intestin irritable à diarrhée dominante, la prise de GABA, l’acide gamma-aminobutyrique, associé à de l’extrait de mélisse, améliorerait significativement les symptômes de la maladie.
Le syndrome de l’intestin irritable est un trouble fonctionnel intestinal qui se traduit par des douleurs intestinales et/ou un inconfort digestif liés à des modifications du transit intestinal, diarrhée, constipation ou alternance des deux. C’est une maladie multifactorielle qui implique une dérégulation de la motilité gastrointestinale, de la nociception viscérale, de l’activation immunitaire, de la fonction barrière épithéliale, de la composition du microbiote intestinal et de la communication bidirectionnelle dans l’axe microbiote-intestin-cerveau.
L’implication du GABA
Le GABA est le principal neurotransmetteurLes neurotransmetteurs sont des messagers chimiques qui permettent aux neurones, qui les produisent,... inhibiteur dans le système nerveux central. Il joue également un rôle important au niveau périphérique, incluant le système nerveux entérique, l’épithélium intestinal, les cellules immunitaires et le microbiote intestinal. Des études expérimentales montrent que la signalisation GABAergique module la transmission de la douleur viscérale, la motilité intestinale, l’altération de la barrière épithéliale intestinale, le stress oxydantLe stress oxydant apparait lorsque l’organisme est soumis à tellement d’attaques par des radica... et les réponses immunitaires-inflammatoires.
Quels effets sur les symptômes de l’intestin irritable ?
Dans une étude croisée, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, 20 personnes souffrant d’un SII à diarrhée dominante ont reçu quotidiennement pendant 4 semaines 250 mg de GABA + 50 mg d’extrait de mélisse (Melissa officinalis) ou un placebo. Après deux semaines d’interruption, les rôles ont été inversés pour 4 semaines supplémentaires.
Les résultats montrent que, par rapport au placebo, la prise de GABA + l’extrait de mélisse a significativement diminué les symptômes de la maladie. Elle a également eu un effet bénéfique sur le bien-être émotionnel des participants. Le GABA semble aussi avoir eu un effet indirect sur la perméabilité intestinale. Par contre, aucun remodelage substantiel du microbiote intestinal n’a été observé, ce qui suggère que les effets du GABA sont plutôt liés à des mécanismes touchant la barrière intestinale et l’immunité. Les résultats de cette étude pilote devront être confirmés par d’autres essais cliniques.
Lambiase C et al., Effects of gamma-aminobutyric acid (GABA) supplementation on symptoms, quality of life, intestinal permeability, systemic inflammation and gut microbiota in patients with IBS-D: a randomized, double blind, placebo-controlled, crossover pilot study. Nutrients 2026; 18: 1569.