Infolettre 473 - 29 août 2026 : Raisin et maladie de Crohn • Ashwagandha et TDAH • Huile de nigelle et SOPK Raisin et maladie de Crohn Chez des personnes souffrant de maladie de Crohn, la consommation de poudre de raisin serait associée à de modestes changements dans la composition de leur microbiome intestinal. La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin due à une réaction immunitaire exacerbée contre des bactéries de la flore intestinale. L’inflammation peut être localisée à tous les niveaux du système digestif, de la bouche à l’anus. C’est cependant dans l’intestin qu’elle se manifeste le plus souvent. Elle alterne les poussées et les phases de rémission et se manifeste principalement par des douleurs abdominales et des diarrhées pouvant durer de plusieurs semaines à plusieurs mois. L’implication du microbiome intestinal Des données indiquent que le microbiome intestinal est lourdement impliqué dans l’apparition et la progression de la maladie. Par ailleurs, des facteurs diététiques jouent un rôle fondamental dans le façonnement de la composition du microbiome intestinal. Des recherches s’intéressent à leur capacité potentielle à moduler le microbiome pour aider à atténuer les symptômes et la progression de la maladie. L’intérêt du raisin Le raisin renferme tout un éventail de composés phytochimiques et des polyphénolsC’est une famille de molécules fortement antioxydantes que l’on trouve en abondance dans les végétau... avec de solides propriétés antioxydantes. Des données récentes montrent que des produits dérivés du raisin, chez l’homme, améliore le fonctionnement de l’endothélium, réduisent le cholestérol et l’oxydation des lipoprotéines basse densité, diminuent les marqueurs de l’inflammation et le stress oxydantLe stress oxydant apparait lorsque l’organisme est soumis à tellement d’attaques par des radicaux li.... Ces effets passeraient au moins en partie par des altérations du microbiome intestinal. Des études sur l’animal et chez l’homme démontrent que le raisin et les polyphénolsC’est une famille de molécules fortement antioxydantes que l’on trouve en abondance dans les végétau... issus du raisin peuvent modifier la composition microbienne, tandis le microbiote métabolise ces composés, augmentant la production de métabolites bioactifs des polyphénolsC’est une famille de molécules fortement antioxydantes que l’on trouve en abondance dans les végétau.... Quels effets sur le microbiote intestinal et l’inflammation ? Une étude ouverte a évalué l’effet de la consommation quotidienne de poudre de raisin lyophilisé chez des personnes souffrant de la maladie de Crohn. Pendant 21 jours, 21 personnes ont consommé quotidiennement 45 g de poudre de raisin lyophilisé (équivalents à environ 230 g de raisin frais). Les résultats montrent, chez plus de la moitié des participants, une réduction de la myéloperoxydase fécale, un marqueur évaluant l’inflammation, et 80 % ont expérimenté une baisse ou un maintien de l’indice de Harvey Bradshaw qui évalue l’activité de la maladie de Crohn. De plus, de modestes modifications dans la composition du microbiome intestinal ont été constatées. Eftekhar MS et al., Effect of short-term grape powder supplementation in patients with Crohn’s disease: a pilot study. Nutrients 2026; 18: 1844. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez Ashwagandha et TDAH Chez des enfants et adolescents présentant un léger TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité), la prise d’ashwagandha atténuerait la sévérité des symptômes et améliorerait le fonctionnement exécutif. Le trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, est un trouble du neurodéveloppement de l’enfance caractérisé par une inattention persistante, une hyperactivité et une impulsivité qui interfèrent avec l’environnement éducationnel, social et familial. Il touche entre 4 et 8 % des enfants et environ 60 % d’entre eux présenteront encore des symptômes à l’âge adulte. L’intérêt de l’ashwagandha On a montré, chez des enfants TDAH, une activité de l’axe HSS, une perturbation de la régulation du stress et une réactivité émotionnelle élevée, toutes en rapport avec le contrôle de l’attention et l’inhibition comportementale. L’ashwagandha est une plante adaptogèneDans la première moitié du 20e siècle, l’endocrinologue Hans Selye fait entrer le stress parmi les m... traditionnellement utilisée par la médecine ayurvédique pour favoriser la résilience psychologique et physiologique. Ses mécanismes d’intervention impliqueraient une modulation des voies liées au stress, incluant l’HSS et les systèmes de neurotransmission concernant la régulation cognitive et émotionnelle. Elle a également la capacité de moduler la sécrétion du cortisolLe cortisol est secrété pratiquement exclusivement par les glandes surrénales. Il nous maintient en ..., l’hormone du stress. Quels effets sur les symptômes du TDAH ? Une étude randomisée, contrôlée contre placebo et en double aveugle a évalué les effets d’une supplémentation avec un extrait de racine d’ashwagandha sur les symptômes de 58 enfants et adolescents présentant un TDAH léger. Les participants ont consommé deux fois par jour pendant 56 jours 150 mg d’extrait de racine d’ashwagandha. Les résultats montrent que, par rapport au placebo, l’ashwagandha a généré des améliorations significatives des principaux symptômes du TDAH, avec de consistantes diminutions de l’inattention, de l’hyperactivité/impulsivité, ainsi que de l’ensemble des scores de la grille d’évaluation du TDAH (ADHD-RS-VI). Elle a également amélioré le fonctionnement exécutif, les troubles du sommeil et l’anxiété. Naik S et al., Efficacy and safety of ashwagandha root extract in children and adolescents with mild attention-deficit/hyperactivity disorder: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Journal of Medicine and Life 2026 June; 19(6): 456-466. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez Huile de nigelle et SOPK Chez des femmes présentant un SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques, appelé aujourd’hui SMOP pour Syndrome métabolique ovarien polyendocrinien, la prise d’huile de nigelle améliorerait le statut inflammatoire et la glycémie à jeun. Le syndrome des ovaires polykystiques, aujourd’hui nommé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien ou SMOP, est une maladie hormonale caractérisée par une production excessive d’androgènes par les ovaires. Le SOPK est le trouble endocrinien le plus fréquent et la première cause d’infertilité chez la femme. Un stress oxydantLe stress oxydant apparait lorsque l’organisme est soumis à tellement d’attaques par des radicaux li... et un état inflammatoire sont présents et fortement impliqués dans l’apparition et le développement de la maladie. Un syndrome métabolique accompagné d’une insulinorésistance est présent chez 60 à 70 % des femmes touchées par la maladie. L’insulinorésistance est reconnue comme un facteur aggravant du déséquilibre hormonal et sa prise en charge revêt donc un caractère essentiel. L’intérêt de la nigelle Les graines et l’huile de nigelle, une plante médicinale couramment utilisée depuis des décennies, sont employées pour la prise en charge d’un grand nombre de problèmes de santé. La thymoquinone, son principal composant actif, contribue aux effets thérapeutiques de la nigelle, notamment en raison de ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Quels effets sur l’IL-6 et l’insuline ? Une étude randomisée, contrôlée contre placebo et en double aveugle a évalué les effets d’une supplémentation en huile de nigelle chez des femmes présentant un SOPK. Pendant 12 semaines, 60 femmes avec un SOPK ont reçu quotidiennement 1000 mg d’huile de nigelle ou un placebo. Les résultats indiquent que, par rapport au placebo, la consommation d’huile de nigelle a été associée à des améliorations d’un certain nombre de paramètres métaboliques et inflammatoires. Elle a notamment amélioré la glycémie à jeun et abaissé les IL-6 sériques, des cytokines inflammatoires. Par contre, elle n’a pas eu d’impact sur l’insulinorésistance. Jamshidian S et al., Nigella sativa (Black seed) oil alleviates the serum levels of IL-6 and insulin in patients with polycystic ovarian syndrome. Journal of Obstetrics and Gynaecology Research 2026 ; 52e70442. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 29 août 2026