Oméga-3 et endométriose Associer une supplémentation en acides gras oméga-3 à un traitement conventionnel de l’endométriose serait lié à une amélioration de la douleur, une réduction des marqueurs de l’inflammation et une amélioration de la qualité de vie. L’endométriose est un trouble gynécologique inflammatoire, œstrogéno-dépendant, caractérisé par la présence anormale, en dehors de la cavité utérine, de cellules de l’endomètre. Parfois asymptomatique, la maladie se manifeste le plus souvent par des douleurs pelviennes. Elle s’accompagne souvent d’une dyspareunie, de fatigue, de symptômes gastro-intestinaux et d’une fertilité perturbée. Le rôle important de l’inflammation L’inflammation semble jouer un rôle important dans l’évolution de l’endométriose. Une élévation des concentrations de médiateurs de l’inflammation ou une dérégulation de leurs signalisations ont été impliquées de façon répétée dans la physiopathologie de l’endométriose. Une inflammation locale et systémique serait reliée à la sévérité des symptômes et à la progression de la maladie. Nutrition et inflammation La prise en compte de facteurs nutritionnels et des interventions nutritionnelles ciblées constituent des compléments potentiellement modifiables dans la prise en charge de l’endométriose. En particulier, des acides gras oméga-3 issus de poissons pourraient apporter des effets bénéfiques, notamment en modulant l’inflammation et le stress oxydantLe stress oxydant apparait lorsque l’organisme est soumis à tellement d’attaques par des radica.... Quels effets sur la douleur ? Une étude de cohorte rétrospective a évalué l’association existant entre l’adjonction d’acides gras oméga-3 et la douleur, les paramètres inflammatoires et la qualité de vie chez des femmes souffrant d’endométriose. Le traitement conventionnel en 2021 et 2022 a été utilisé comme période témoin. L’ajout d’acides gras oméga-3 a été fait en 2023 et 2024. Cent trente-huit personnes servaient de témoins et cent cinquante-et-une femmes avaient consommé quotidiennement, en moyenne, 900 mg d’acides gras oméga-3 pendant 12 semaines. L’analyse des données montre que, par rapport au groupe témoin suivant seulement un traitement conventionnel, les femmes ayant pris, en complément, des oméga-3 ont expérimenté une baisse globale plus importante de la douleur, ainsi qu’une atténuation de la dysménorrhée, des douleurs chroniques pelviennes et de la dyspareunie. La réduction de médiateurs de l’inflammation tels que l’IL-6, le TNF-alpha et la CRP était également plus importante. Des études randomisées contrôlées devront venir confirmer les effets potentiellement bénéfiques d’une supplémentation en oméga-3 et permettre de déterminer l’efficacité, la dose optimale et la durée souhaitable du traitement. Huang Y et al., Omega-3 polyunsaturated fatty acid intake and pain, inflammatory cytokines and quality of life in endometriosis. Frontier in nutrition 2026; 1768244 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 17 mars 2026