Créatine, privation de sommeil et cognition La créatine réduirait légèrement la détérioration des performances cognitives au cours d’une période de privation de sommeil. Le manque de sommeil peut altérer nos capacités cognitives : il est néfaste pour notre attention et notre vigilance, diminue notre capacité à ressentir, imaginer et créer, impacte notre humeur et nos émotions. L’intérêt de la créatine La créatine a d’abord été principalement utilisée par les sportifs pour améliorer les performances physiques. Des recherches récentes ont révélé que ses applications potentielles pouvaient s’étendre bien au-delà du champ de la forme physique. Les effets cliniques et thérapeutiques de la créatine ont notamment été démontrés dans des cas de lésions traumatiques cérébrales, de maladies neurodégénératives ou de dépression. De plus, la créatine aurait un effet bénéfique sur la cognition, préviendrait la perte musculaire liée au vieillissement et augmenterait la densité osseuse. Chez la femme, elle pourrait influer sur les changements métaboliques et neurocognitifs qui interviennent au cours de la ménopause. Elle apporterait également des effets bénéfiques en cas de privation de sommeil, de fatigue ou de troubles cognitifs. Quels effets sur les performances cognitives ? Dans une précédente étude, les chercheurs avaient montré qu’une dose unique de 0,35 g/kg induisait des changements dans le métabolisme du cerveau au cours d’une privation de sommeil et réduisait la détérioration des performances cognitives. Dans cette nouvelle étude, 29 sujets en bonne santé ont réalisé des tests cognitifs le soir de référence et 3,5, 5 et 7,5 heures après avoir reçu une dose de créatine monohydrate (0,2 g/kg) ou un placebo au cours d’une période de 21 heures de privation de sommeil. Les résultats montrent avec la créatine une atténuation de la détérioration induite par la privation de sommeil dans les tâches logiques et numériques, la vitesse des processus liés au langage et le test de vigilance psychomotrice. Les effets observés sont moins prononcés qu’avec la dose utilisée dans l’étude précédente, mais l’amélioration a cependant atteint les 12 %. Gordji-Nejad A et al., Single-dose reduces sleep deprivation-induced deterioration in cognitive performance. Nutrients 2026; 18: 1192. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 24 avril 2026