Myrtilles, dépression et anxiété La consommation régulière de myrtilles aurait des effets bénéfiques sur les symptômes dépressifs et d’anxiété. Les troubles dépressifs et de l’anxiété sont courants et constituent une préoccupation de santé publique. Les approches nutritionnelles constituent des stratégies simples et accessibles, notamment en milieu rural, pour améliorer la santé mentale. De nombreux nutriments ont ainsi été associés à des améliorations de la santé mentale. L’intérêt des myrtilles Les myrtilles renferment des polyphénolsC’est une famille de molécules fortement antioxydantes que l’on trouve en abondance dans les v..., et en particulier des anthocyanes, qui produisent des métabolites biodisponibles que l’on retrouve dans différents tissus, et notamment dans le cerveau. Leur présence est associée à plusieurs effets bénéfiques pour la santé. Sur des modèles animaux de stress psychosocial, une alimentation riche en myrtilles améliore les symptômes d’anxiété et normalise les concentrations de sérotonine dans l’hippocampe et le cortex préfrontal sans augmenter la norépinéphrine. Les concentrations d’espèces réactives de l’oxygène et de cytokines inflammatoires ont également été abaissées. D’autres études précliniques suggèrent des effets positifs des myrtilles sur la cognition, la mémoire et la plasticité cérébrale. Quels effets sur les symptômes dépressifs et d’anxiété ? Une étude pilote croisée, randomisée, contrôlée contre placebo et en double aveugle a évalué les effets d’une supplémentation en myrtilles sur les symptômes dépressifs et d’anxiété de 53 personnes appartenant à une population rurale. Pendant deux périodes de 12 semaines, elles ont consommé quotidiennement 24 g de myrtilles lyophilisées ou un placebo ou inversement. Les résultats indiquent que, par rapport au placebo, la consommation de myrtilles a eu, sur les symptômes dépressifs et d’anxiété, un effet réducteur significatif, qui n’est cependant apparu qu’après 12 semaines. Aucun effet n’a été observé sur les cytokines inflammatoires ni sur la CRP, la protéine C-réactive. Compte tenu de la petite taille de l’échantillon, cette étude devra être répliquée sur un plus grand nombre de personnes d’origines diverses avant de permettre de faire des recommandations. Venable KE et al., Effects of blueberry supplementation on depression and anxiety symptoms in a rural Louisiana population. Nutrients 2025, 17: 3720. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 19 décembre 2025