Oméga-3 et risque de fibrillation atriale Des niveaux sanguins plus élevés d’acides gras oméga-3 circulants seraient associés à un plus faible risque de fibrillation atriale. Plus de 37 millions de personnes dans le monde présentent une fibrillation atriale, un trouble du rythme cardiaque qui accélère le cœur et le fait battre de façon irrégulière. De surcroît, plus de 3 millions de nouveaux cas seraient diagnostiqués chaque année. La fibrillation atriale peut entraîner une hospitalisation, un décès prématuré, une insuffisance cardiaque ou des incidents thromboemboliques comme un accident vasculaire cérébral. Des études contradictoires La consommation d’acides gras oméga-3 a été reliée à un plus faible risque de fibrillation atriale, d’insuffisance cardiaque et de mortalité de toute cause. Cependant, des médicaments contenant 2 à 4 g d’acides gras oméga-3, selon des études randomisées contrôlées, pourraient augmenter le risque de fibrillation atriale. Mais les données provenant de ces études contredisent une méta-analyseC’est une technique statistique qui consiste à réunir les données provenant de différentes ét... qui a exploré 17 études de cohortes de près de 55 000 personnes, utilisant des biomarqueurs, et qui constate un risque réduit de fibrillation atriale lorsque de l’EPA et du DHA sont présents dans les échantillons de sang. Enfin, deux rapports utilisant des données de la UK Biobank notent que la consommation de suppléments d’huile de poisson augmenterait les incidents de fibrillation atriale. Une nouvelle exploration des liens avec les concentrations d’oméga-3 Les chercheurs ont réalisé une analyse rétrospective de données provenant de la UK Biobank, une cohorte de 502 366 individus âgés de 40 à 69 ans. Dans cette cohorte, 274 123 personnes avaient des données concernant les oméga-3 sériques. Une seconde analyse a porté sur 466 169 personnes ayant répondu à une question concernant l’usage d’oméga-3. L’analyse des données conclut que des niveaux plus élevés d’oméga-3 circulants étaient associés à une réduction du risque de fibrillation atriale. Plus précisément, des niveaux sanguins plus élevés de DHA, d’EPA, de DPA, de DHA+EPA étaient associés à un risque 6 à 10 % plus faible de fibrillation atriale. Les seuls signaux d’une augmentation du risque de fibrillation atriale provenaient de personnes traitées avec des doses très élevées d’oméga-3, notamment avec des médicaments, chez des personnes à haut risque. O’Keefe E et al., Associations between plasma omega-3 and fish oil use with risk of atrial fibrillation in the UK Biobank. Journal of the American Heart Association 2025 December 10; 14(24) 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 9 janvier 2026