Lycopène et risque de cancer de la prostate Chez des hommes présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire, une consommation plus importante en lycopène pourrait diminuer l’incidence du cancer de la prostate. Le cancer de la prostate est le second cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez l’homme. Les facteurs de risque établis incluent l’âge, le passé familial et certains polymorphismes génétiques, alors que des facteurs de risque modifiables tels que l’alimentation n’ont pas fait leurs preuves. L’intérêt du lycopène La consommation de lycopène, un caroténoïde présent essentiellement dans les tomates et les pastèques, a été associée, dans des cohortes et des études de supplémentation, à une baisse du risque de cancer de la prostate. Ces données sont soutenues notamment par les propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes du lycopène. Par ailleurs, des études précliniques suggèrent que le lycopène favorise l’apoptose des cellules cancéreuses, module l’expression de gènes et les réponses immunitaires, inhibe l’activité d’hormones sexuelles stéroïdes et affecte le fonctionnement des mitochondriesLes mitochondries sont les usines qui produisent énergie dont les cellules ont besoin pour fonction.... Quels effets sur le risque de cancer de la prostate ? Une étude a examiné l’association entre la consommation de lycopène et le risque de cancer de la prostate dans une population méditerranéenne à risque cardiovasculaire élevé. Une analyse prospective de cohorte a été conduite sur 2970 hommes âgés de 55 à 80 ans, issus de l’étude espagnole multicentrique PREDIMED. Au cours d’un suivi de 5,8 ans en moyenne, 104 cas de cancer ont été identifiés. Les participants consommant le plus de lycopène avaient un risque significativement plus faible de cancer de la prostate que ceux qui en consommaient le moins. Cette réduction de risque atteignait 54 %. Une relation dose-réponse non linéaire a été observée, avec une relation inverse émergeant avec une consommation quotidienne de lycopène supérieure à 4,9 mg, ce qui correspond à 175 g de tomates ou 110 g de pastèque. D’autres études sont nécessaires pour évaluer l’association entre la consommation de lycopène et le risque de cancer de la prostate dans différentes populations, de même que pour élucider les mécanismes par lesquels le lycopène exercerait ses effets protecteurs. López-Solís R et al., Lycopene intake and prostate cancer risk in men at high cardiovascular risk: a prospective cohort study. BMC Medicine 2025; 23:627. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 27 février 2026