Shatavari et SOPK hez des femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), la prise d’un extrait de shatavari (Asparagus racemosus) aurait des effets bénéfiques. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie hormonale caractérisée par une production excessive d’androgènes par les ovaires. Le SOPK est le trouble endocrinien le plus fréquent et la première cause d’infertilité chez la femme. La physiopathologie du SOPK Elle est caractérisée par une hyperandrogénie, une résistance à l’insuline et un dysfonctionnement ovarien. L’hyperandrogénie déclenche des manifestations cliniques telles que des irrégularités menstruelles, de l’hirsutisme ou de l’acné. L’insulinorésistance contribue à l’hyperinsulinisme, à la dyslipidémie, à l’obésité centrale et à une inflammation systémique de bas grade aggravant encore l’hyperandrogénie. Le dysfonctionnement ovarien se traduit par une augmentation de l’hormone lutéinisante, une diminution de l’hormone stimulant les follicules et une élévation de la production ovarienne d’androgènes, avec pour conséquence l’arrêt du développement folliculaire. Le stress oxydantLe stress oxydant apparait lorsque l’organisme est soumis à tellement d’attaques par des radica... est lui aussi impliqué. L’intérêt du shatavari Le shatavari (Asparagus racemosus) ou asperge indienne ou encore asperge à grappes occupe une place importante dans la médecine traditionnelle ayurvédique. Il est principalement utilisé pour soulager les maux de la femme aux différents âges de sa vie. Les racine du shatavari sont riches en saponines triterpéniques, les shatavarines, considérées comme des phytoœstrogènes. Elles contiennent également des flavonoïdesLes flavonoïdes donnent leur couleur brune, rouge, jaune, violette ou bleue aux fleurs et aux fruit.... Des études précliniques et quelques essais cliniques ont montré le potentiel du shatavari à réguler les déséquilibres hormonaux, à favoriser la folliculogenèse et à restaurer les cycles ovulatoires. Quels effets en cas de SOPK ? Un essai randomisé, contrôlé contre placebo et en double aveugle a évalué les effets d’un extrait de shatavari sur les symptômes de femmes diagnostiquées avec un SOPK. L’extrait de racine de shatavari, CL22209, est un extrait breveté contenant au moins 15 % de shatavarines. Soixante femmes âgées de 20 à 35 ans ont participé à cette étude. Pendant 84 jours consécutifs, elles ont consommé 100 mg de l’extrait de shatavari ou un placebo. Par rapport au placebo, l’extrait de shatavari a significativement amélioré la morphologie ovarienne, incluant une réduction du volume ovarien, de la taille des kystes et du nombre de follicules. La régularité du cycle menstruel a également été améliorée. De plus vastes et plus longues études devront venir confirmer l’intérêt du shatavari dans la prise en charge du SOPK. En raison de la présence de phytoœstrogènes, le shatavari est contre-indiqué en cas de cancer hormonodépendant. 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 23 janvier 2026