L’édito, du 11 août : supplémentation en nutriments des femmes enceintes Régulièrement, des dossiers à charge contre les multivitamines font la une des médias. C’est le cas, en ce moment, pour celles destinées aux femmes enceintes, dans des médias belges et français. Les titres sont racoleurs : « Le business juteux des compléments vitaminés pour les femmes enceintes », « Les vitamines de grossesse, très coûteuses, ne sont pas indispensables », pour n’en citer que quelques-uns. Dans le premier numéro de Nature Sciences Santé, publié en septembre 2016, j’avais fait réagir le Pr Jeffrey Blumberg et le Dr Bérengère Arnal sur un article sorti en juillet de cette même année, dans Drugs and Therapeutics Bulletin et soutenu par un communiqué de presse titré : « Des suppléments en multivitamines et minéraux pour les femmes enceintes, une dépense inutile ». Leurs réponses sont toujours d’actualité. Le Pr Blumberg disait : « Il est scandaleux de suggérer qu’une supplémentation en nutriments n’est pas nécessaire chez la majorité des femmes enceintes parce que, en réalité, elles ne sont pas bien nourries. » Il répondait ainsi à l’argument qu’une alimentation équilibrée était suffisante. Le Dr Arnal avait répondu : « Au cours de la grossesse, les besoins de la future maman augmentent de 25 % pour la vitamine A ou pour son précurseur, le bêta-carotène, doublent pour la vitamine D, restent identiques pour la vitamine E, augmentent de 30 % pour les vitamines K1, B1 et B3, de 20 % pour la vitamine B2, de 25 % pour la vitamine B6, de 70 % pour la vitamine B9, de 30 % pour la vitamine C… Alors, comment les apporter ? En augmentant d’autant la ration quotidienne… et les calories supplémentaires avec ? Sûrement pas ! » 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 0 PartagesPartagezTweetezPartagez 16 mai 2021